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Avec qui faut-il coucher pour dîner chez East Mamma ?

24 Août

L’ambiance : Il faut le dire d’entrée : cette mode de restaurants où tu ne peux pas réserver, où quand tu te pointes à 19h30 la première semaine d’août et qu’on te rétorque qu’il n’y a pas de table pour 2 disponible avant 21h15… est très agaçante ! D’où ma question : avec qui faut-il coucher pour avoir une table chez East Mamma ?

Une partie de la réponse me viendra la semaine suivante, lundi 10 août à 18h55, miracle une table ! Peut-être qu’il faut se lever tôt tout simplement (ou savoir être patient) !

Par contre, une fois que tu es assis à la terrasse de ce temple de la bonne bouffe ritale, t’as l’impression d’avoir le Graal, d’être surpuissant et tu nargues ceux, moins chanceux, qui sont arrivés (qu’)à 19h05 ! On n’a pas des vies faciles, tu me diras…

Cuisine ouverte, mur de meules de parmesan (il paraîtrait qu’elles sont fake, #scandale !), serveurs au délicieux accent italien… pas de doute, nous voilà transporté dans une véritable trattoria popolare transalpine ! Joie ! Mention spéciale pour les superbes assiettes toscanes, si quelqu’un à une adresse où les trouver, je suis preneuse !

On y va pour ? Se prendre un shoot de ripailles ritales ! A partager en entrée les (très bons) produits en provenance direct de la Grand Botte : jambon San Daniele, Parme… duo de saucissons à la truffe et au fenouil (OMG, those guys are my favorite !) et fabuleuse ricotta de bufflonne au miel, incroyable ! Chaque bouchée te transporte sur les hauteurs de Florence, dans une trattoria romaine ou dans le fin fond des Pouilles, au choix ! Vient le plat, la pasta à la truffe d’été de Modène… crémeuse, goûteuse, rassurante voire réconfortante ! Oui, mais pas aussi bonne qu’au pays (peut-être aussi parce que ce n’est pas (du tout) la pleine saison des truffes, mais quand on aime, on ne compte pas !) Les pizzas des voisins sont elles, excellentes (mis à part l’option chenille sur la 4 fromages, preuve en est que le basilic est frais !). Reste les desserts, le tiramisu light au citron, rafraîchissant ! Conclusion : de très bons produits et une cuisine de mamma italienne généreuse et goûteuse dans un décor de hipsters, ça vaut le détour, non ?!

(Très) Bons produits italiens : Jambon San Daniele et Ricotta de bufflonne

(Très) Bons produits italiens : Jambon San Daniele et Ricotta de bufflonne

Pasta à la truffe d'été chez East Mamma

Pasta à la truffe d’été chez East Mamma

Avec qui ? Un couple d’amis gastronomes

Le point noir : Pas de réservation possible / on n’en reparle pas. Et le service lent. Honnêtement, si on peut réserver la prochaine fois, on y retournera, sinon ce sera la première et dernière fois…

Le bonus : Si les Sprizt arrangés ne valent pas leur pesant d’or, il y a une belle carte de vins italiens ! Plus, une serveuse hyper sympa !

Prix : 45€ pour une entrée à partager, un plat, un dessert, un Spritz et un verre de vin.

Où : 133, rue du Fb St Antoine, Paris 11e.

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Le châteaubriant, enfin…

8 Oct

L’ambiance : Trois longues années que j’attends de tester ce temple des foodies, ce sanctuaire des fines gueules… et alors qu’on se présente au second service vendredi soir dernier, j’ai un frison : ça y est, on y est, je vais goûter la cuisine du Père spirituel de toute une génération de chefs jeunes, cools, branchés (à la limite de la dénomation hispter) qui a élu le produit roi de la cuisine et qui a dépoussiéré la (vieille) tradition du restaurant français. La nouvelle gastronomie « naturiste » c’est eux ! Et une question : que va-t-il se passer après ?! (une partie de la réponse réside dans cette liste : Septime et Bertrand Grébaut, Abri et Katsuaki Okiyama, Saturne et Sven Chartier…)

Mais ne soyons pas trop pressé, s’asseoir à une des tables de bistrot du Châteaubriant, ça se mérite : soit tu as réservé 15 jours pilepoil avant, soit comme moi, tu as un amoureux qui n’est pas organisé et qui t’y emmène au deuxième service. Alors, à 21h30 on écrit ton nom sur un papier et on te dit qu’il y en a pour 1 heure. Disciplinée, tu vas boire un verre à Le cave juste à côté, la cave de vins naturels d’Aizpitarte, tu en reprends même 2 autres verres puisqu’on finit par t’installer à 23h15 ! Mais qu’importe… tu as un trou dans l’estomac et un de tes rêves de gastronome est sur le point de se réaliser !

Côté déco, le Châteaubriant a un look de bistrot légérement rock’n’rollisé ! Pas de nappe, pas de chichi, de la lumière (on peut voir ce qu’il y a dans l’assiette, chouette !), un tableau noir, deux serviettes, des couverts, deux verres sur chaque table et des grands serveurs en chemise blanche, jeans et long tablier noir…

 

On y va pour ? Vivre le menu imposé et expérientielle de l’enfant terrible de la gastronomie française, Inaki Aizpitarte. Le menu unique est un format A4 que le serveur te donne au début (ou à la fin) du repas, il est spontané, imprévisible et se modifie chaque jour en fonction des produits fournis et des envies du chef ! Le dîner commence par 4 amuses bouches à partager : des crevettes frites saupoudrées de tamarin, un gaspacho de tomate et des graines de café, un jus de ceviche à boire comme un shot et des pétoncles avec un pesto d’algues… Ensuite ? Un rouget qui fait du gringe à une mousse de foie de volaille & rouget assaisonnée au poil, des framboises roulées dans du tandoori, le tout caché sous des feuilles de chou rouge croquantes ; Une lotte et des haricots coco agrémentée d’un jus démentiel fumé grâce au hareng, noir grâce à l’encre de seiche… un délice pour les yeux et les papilles. Arrive la pintade à la cuisson légèrement rosée, une merveille ! Elle est saupoudrée de maïs, d’haricots beurre et de féta tout simplement. Viennent ensuite les desserts ensembles (ou quasi) : une glace au sureau et son lait ribot et la fameuse tocino de cielo réinventée (on en dit pas plus pour garder la surprise)… Une cuisine sans faute, inventive, ingénieuse, maligne… quasi jusqu’au-boutiste dans la justesse du traitement du produit-roi ! On y reviendra !

Rouget et chou rouge par Inaki Aizpitarte

Rouget et chou rouge par Inaki Aizpitarte

 

La lotte / haricots coco de La Pintade rosée de Inaki Aizpitarte

La lotte / haricots coco de La Pintade rosée de Inaki Aizpitarte


Le couteau Perceval 9.47 du Châteaubriant

Le couteau Perceval 9.47 du Châteaubriant

La Pintade rosée de Inaki Aizpitarte

La Pintade rosée de Inaki Aizpitarte

 

Le bonus : Le menu accord mets & vins avec des pépites de vins naturels et un impertinent saké pétillant !

Les serveurs, plus sympas les uns que les autres : souriants, ne rechignant pas à passer de leur précieux temps à t’expliquer tel ou tel plat, tel ou tel vin… ( et qu’est-ce qu’ils sont élégants dans leur « uniforme » cool !)

L’ambiance fin de service, certes on a attendu 23h30 pour dîner, mais le jeu en vaut la chandelle : le resto qui se vide, Inaki (grand, fort, sec…) qui sort de sa cuisine avec d’autres de ses acolytes, le chef de salle qui s’assoit à côté pour t’expliquer comment est préparée la Tocino de cielo ou pour te dire qu’il y a un cota de table pour les touristes et un autre pour les Parisiens (une bonne raison d’être parisien !)…

 

Le point noir : Nul.

 

Le prix : Clément pour la qualité du menu déroulé : 65€ sans les vins, 130€ avec.

 

Où : Le Châteaubriant, 129, av. Parmentier, Paris 11e

Le repère enfantin : la Cantoche Paname !

20 Juil

L’ambiance : Aller à la Cantoche Paname, c’est un peu comme retourner en enfance : tables et chaises d’école, Barbapapa et collection de Pez impressionnante ! La carte est présentée sur un cahier quadrillé et les plats portent des noms enfantins comme la Salade Thaï-Crayon ou le Dessert de Maman ! Une ambiance ludique et bon enfant entretenu par les nombreux concepts mis au point par Romain Matonnier et Lionel Pigeard (copains depuis 30 ans et propriétaires des Cantoches Panames ) : soirée filles le mardi, cheeseburgers soldés, blind test… j’en passe et des meilleurs !

On y va pour ? Dans cette ambiance Mistral gagnant, tin tin tin… on commande un Cheeseburger de la Cantoche ! Le steack est épais et la cuisson respectée à la lettre, la garniture est au top : oignon rouge, salade, tomate, pickles et la sauce légèrement rosée est à tomber par terre ! Les frites maison sont également excellentes !
Reste un bémol, la consistance du buns qui pourrait être améliorée.

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Le cheeseburger de la Cantoche et ses frites maison


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La sauce du cheeseburger de la Cantoche, une tuerie !


Avec qui ? Un amateur de burger que vous avez envie d’épater !

Le bonus ? Si on est sage, on récollecte des “bons points” à la fin valables pour un café, un chupito ou encore un cocktail (si t’as amassé 5 “bons points”!).

Le point noir ? Cheesecake, Dessert de Maman ou Kinder Surprise… ils donnent terriblement envie… mais les plats sont tellement copieux que je n’ai pas encore eu l’occasion de goûter un seul des desserts !

Le Prix : 14 € le Cheeseburger hors période de solde !

Où ?
Deux adresses aussi bonnes l’une que l’autre bien que la déco soit plus poussée dans celle du 11e :
La Cantoche Paname
97, rue Montmartre
75002 Paris

La Cantoche Paname
40, bd Beaumarchais
75011 Paris

L’Ave Maria : une vraie découverte !

6 Juil

Un ami m’avait dit de l’Ave Maria « c’est mon coup de cœur 2011 », on était alors en juin… ce qui laissait peu de chance aux 6 autres mois de l’année d’être riches en découvertes culinaires…. Vérification faite : ce restaurant du quartier Oberkampf est aussi atypique que gustativement délicieux ! Bref… une vraie découverte !

L’ambiance :
Vous aimez le resto culte de la Butte aux cailles Chez Gladines ? Vous allez adorer l’Ave Maria à deux détails près : le verre de sangria est remplacé par un mojito ou un caïpi et la bonne bouffe basque par de la bonne bouffe exotique !
Côté déco, c’est un bric à brac sans nom : des meubles chinés (la propriétaire des lieux est une ancienne brocanteuse), des vieux disques, des murs de toutes les couleurs, des guirlandes en papier entortillé multicolores… On se croirait dans une cantina mexicaine ou brésilienne… on hésite encore !

On y va pour ? D’abord le nom des plats : Le terrifiant destin d’Amelie Poulet ou le Woman on top ! Ensuite, pour ce qu’il y a dedans ! Les saveurs sont métissées : brésiliennes, mexicaines, européennes, thaïlandaises… mais étonnamment ça fonctionne à merveille !
Lorsqu’on commande, on ne sait pas trop à quelle sauce on va (être) manger ! Et voilà, l’heure de grâce, on pose sous vos yeux un large plat aux couleurs joyeuses ! J’ai choisi de goûter le Terrifiant destin d’Amélie Poulet : une cuisse de poulet panée avec sa sauce aux amandes délicieusement sucrée accompagnée d’une purée de potiron, carottes, pommes de terre et patates douces… alors, c’est certain, ça ne fait pas dans la cuisine fine et dans la présentation travaillée, mais qu’est ce que c’est bon !

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Le terrifiant destin d'Amélie Poulet !

Avec qui ? Une bande de joyeux lurons !

Le bonus : le dépaysement total, la bande son plus que super cool…

Le point noir : Un peu bruyant pour un dîner en tête à tête…

Le prix : 15€ le plat !

Où ?
1, rue Jacquard
Paris 11e.