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L’Astrance, ou l’ultime expérience de la gastronomie

16 Déc

L’ambiance : Aller dans un restaurent 3 étoiles Michelin, ça se prépare… Déjà, l’annonce, le choc, la joie. Ensuite, l’attente jusqu’au fameux jour… ! Rue Beethoven dans le XVIème, la façade est tout en verre, la salle est sobre, moderne, sans chichi… Dans les tons gris, avec quelques touches de couleurs, il y règne un calme quasi monacal, une sérénité agréable. A l’Astrance, la volonté de laisser toute sa place à l’assiette est totalement assumée. Assis, on attend, comme au théâtre, le début du spectacle !

On y va pour ? Goûter l’ingénieuse cuisine de Pascal Barbot. Ici, pas le choix, c’est un menu unique, on vous demande simplement ce que vous ne pouvez pas manger et alors, la représentation sans fausse note commence. Chaque plat est une explosion de couleurs et de saveurs, une vision claire et unique de la gastronomie. Entrées, poissons et viandes se succèdent dans nos assiettes, Barbot acidule le foie gras, pimente les calamars, marie veau, parmesan et truffe d’Alba avant d’associer l’agneau à son curry noir. A chaque bouchée, une surprise, une saveur qui s’accorde parfaitement à l’autre, une alliance de textures intrigante. L’Astrance ne se s’explique pas, elle se vit avec ses 5 sens.

Foie gras mariné au verjus, millefeuille de champignon de Paris, pâte de citron confit

Foie gras mariné au verjus, millefeuille de champignon de Paris, pâte de citron confit

Saint Jacque vapeur, huître, feuille de chou et beurre de kombu, citron

Saint Jacque vapeur, huître, feuille de chou et beurre de kombu, citron

Calamar grillé, papaye et mangue verte, écume ananas/piment

Calamar grillé, papaye et mangue verte, écume ananas/piment

Turbot vapeur, pétales de châtaigne anisées, coing à la vanille

Turbot vapeur, pétales de châtaigne anisées, coing à la vanille

Côte de veau doré, topinambours, fondue de parmesan et truffe d'Alba

Côte de veau doré, topinambours, fondue de parmesan et truffe d’Alba

Tartelette au café, noix au cognac

Tartelette au café, noix au cognac

On y va avec ? Un fin gastronome !

Le bonus : Le sommelier extraordinaire de cette table. Là aussi, pas le choix… le vin vient avec le plat. Et à chaque fois, l’accord est juste, plat et vin se répondent à la perfection, l’un découvre l’autre pendant que le premier sublime le deuxième. Ce qui est vraiment notable, c’est de sortir véritablement des sentiers battus. Pas un Bordeaux, ni un Bourgogne, mais un Collioure pour accompagner l’agneau, un vin jaune du Jura surprenant pour le veau ou un vin grec (vin Santo) pour le dessert… Un voyage pour les amateurs de vins !

Le point noir : si vous en trouvez un, vous m’appelez ? Même le service, qui souvent dans un 3 étoiles peut être ampoulé, est ici aussi discret et aimable qu’efficace.

Le prix : Menu du soir : 120-190-310 €

Menu du midi : 70€

Où ? 4, rue Beethoven, Paris 16e.

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