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MG Road : Bombay à Paris

10 Avr

L’ambiance : Pousser les portes du MG Road rue Saint-Martin, c’est prendre un vol express pour Bombay, version À bord du Darjeeling Limited ! Devanture toute vitrée, lustres colorés, miroirs, tables étroites en bois et marbre, murs pastels et béton brut… Stéphanie de Saint Simon a pensé son MG Road comme un Irani Café (mythiques cafés à Bombay tenus par des Perses) et le pari est très réussi ! On est dépaysé, agréablement surpris par ce décor pas comme les autres et prêt à goûter la cuisine épicée du chef anglais que Madame est allée débaucher in England !

On y va pour ? Goûter la cuisine indo-british réinventée et modernisée par le chef Manoj Sharma. La carte est courte (4 plats au choix renouvelés tous les 3 mois) ce qui garantit la fraîcheur et la qualité des produits ! Ce soir-là, on choisit de partager des Dahi Sev Batata Puri en entrée. Explication : ce sont des coquilles soufflées, pommes de terre sautées aux épices et tout calmé par un peu de yaourt et de chutney tamarin ! Une entrée qui donne le ton : un feu de dieux pour les papilles ! Et la suite alors ? On continue avec le plat signature du chef, le Paneer chutney wala : un piment pané trône au dessus de l’excellent tandoori paneer (fromage indien), le chutney apporte une pointe (bienvenue) de sucrée, le makhani khichdi (riz amélioré typique d’Inde) contribue à éteindre le feu et la sauce cajoux apporte l’onctuosité ! C’est un plat haut en couleurs et en saveurs qui vaut le détour ! La sensation gustative est proche des films de Wes Anderson : loufoque, colorée, un poil incompréhensible mais au final tellement bonne qu’on en redemande !

Dahi Sev Batata Puri  du MG Road

Dahi Sev Batata Puri du MG Road

Paneer chutney wala du MG Road

Paneer chutney wala du MG Road

Le bonus : Bombay-Paris pour 30€ par personne, t’as déjà trouvé un billet d’avion moins cher, toi ?

Le point noir : Les plats sont copieux, pas eu la place pour goûter les desserts qui sont a priori délicieux, j’y reviendrais !

Avec qui ? Ta belle-soeur globetrotteuse !

Les prix : 7,5€ pour une entée, 17€ pour un plat.

Où ? MG Road, 205, rue Saint-Martin, Paris 3e.

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Les Toqués : l’entrecôte de malade !

29 Avr

L’ambiance : Au dessus de la Butte, dans une rue jusqu’alors inconnue, on découvre ce tout petit restaurant à la devanture accueillante. Passé la porte, le bois et le blanc règne en maître, quelques meubles et luminaires chinés ça et là… on se sent direct chez soi dans ce décor épuré, style nordique, tellement qu’on dirait que ce nouveau bistrot vient direct de chez Ikea ! La gouaille énergique de Kevin en salle donne pourtant bien vie à cet espace conçu par deux copains des bancs de la fac !

On y va pour ? Goûter la cuisine sans chichi de ce resto de potes ! En entrée, une verrine de ricotta et aubergine fraîche et goûteuse, on en mangerait sans fin… La suite, une pièce de bœuf comme on en mange rarement accompagnée d’un gratin dauphinois qui tient ses promesses… un sans-faute simple et sans prise de tête, une bonne cuisine de quartier réalisée avec des produits frais comme on devrait en trouver plus souvent.

Verrine Ricotta-Aubergines

Verrine Ricotta-Aubergines

L'entrecôte de malade des Toqués

L'entrecôte de malade des Toqués

Avec qui ? Une bande de copines et on s’installe à la table derrière la devanture !

Le bonus ? Du Diplomatico (ce fameux rhum vénézuélien) en digestif… un bonheur !

Le point noir ?  On n’avait plus faim pour goûter les desserts…

Le prix : Entre 30 et 40€ à la carte le soir, menu le midi.

Où ? 10, rue Letort, Paris 18

Cuisine de famille aux Athlètes !

5 Fév

L’ambiance : Musclée ! Les Athlètes est à classer dans les restaurants à thème de la capitale, et comme son nom l’indique, nous voilà dans l’univers du sport ! Raquettes de tennis vintage au mur, ballons ovales sur guéridon, grandes tablée pourvues de bancs interminables… ici, l’ambiance est testostéronée !

On y a va pour ? Manger une cuisine de famille, sans prétention et pas mauvaise ! Rien de mieux par -10 degré que de se réchauffer avec un (très) bon cheeseburger (il est quand même indiqué sur la carte qu’il faut 1 heure de rameur pour éliminer les calories de ce plat, âme sensible s’abstenir ! ). Le pain est délicieux bien moelleux et légèrement sucré, la viande bien cuite ne fait pas de croque en jambe, salade, oignon rouge et salade viennent finir ce jeu bien fourni ! Les frites ne sont pas en reste et se défendent très correctement.

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Le méga cheeseburger des Athlètes

Avec qui ? Des copains rugbymen !

Le bonus ? A l’ambiance testostéronée s’ajoute le service !

Le point noir ? Situé à Bourse, il n’y a pas grand chose à faire autour après avoir bien mangé !

Le prix : 17€ le Cheeseburger.

Où ? 6, rue des Colonnes, Paris 2e

Bistrot L’Estraminet : Un dimanche tout gris à Paris…

8 Jan

L’ambiance : Il pleut, il pleut… un dimanche de décembre à Paris (ou de janvier maintenant), rien de mieux que de donner rendez-vous à ses amies pour un brunch en bonne et due forme dans un des lieux où Paris n’est plus Paris : le Marché des Enfants-Rouges ! Au fond à droite du marché, les chaises de jardins multicolores de la terrasse du Bistrot de l’Estraminet vous attendent ! Bien au chaud sous le haut vent, il reste plus qu’à papoter avec vos cop’s en sirotant un thé brûlant !

On  y va pour ?Etre en dehors de Paris ! Gustativement parlant, on est loin d’avoir le meilleur des brunch de Paris, les maîtres mots : la simplicité et l’efficacité. Le menu contient une boisson chaude (un thé Mariage Frères, hummm !), un pain au chocolat blanc (succulent), un verre de jus de pomme artisanal, une assiette avec du pâté, du fromage, du saucisson, un écrasé de pommes de terre excellent et une omelette pas mauvaise, enfin pour conclure on vous apporte un dessert surprise ! Autant dire qu’après tout ça, on est plutôt rassasié !

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L'assiette de la formule Brunch de L'Estaminet

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La théière de L'Estaminet comme chez mamie !

Avec qui : Des copines qui ont des histoires de cœur à raconter !

Le bonus : Le cadre du Marché des Enfants-Rouges : Magique ! Et si vous ne trouvez pas de place à l’Estaminet rien ne vous empêche de vous attabler à un autre bistrot, il y en a pléthore !

Le point noir : Plutôt, un bon conseil : il faut arriver tôt pour être certain de trouver de la place, car les week-ends au marché des Enfants-Rouges sont noir de monde.

Le prix : 20€ la formule Brunch

Où ?
39, rue de Bretagne, Paris 3e.

Chez Gladine : le repère de la Butte !

8 Nov

L’ambiance : Chez Gladine est l’institution de la Butte aux Cailles ! Habitués du quartier, bobos ou jeunes curieux, tout le monde se côtoie dans ce joyeux bordel aux airs de pays basque !  Dans la salle, grandes tablées, nappes cirées à carreaux rouge, verres de cantine « T’as quel âge toi ? »… on s’entend à peine dans le brouhaha incessant mais, on est tellement serré que finalement, on s’en fiche un peu !

On y va pour ? Manger beaucoup plus qu’on aurait dû ! Il faut effectivement avoir (très) faim pour finir l’énorme assiette (peut-être même plat ?) qu’on dépose devant vous ! Les saveurs proposées sont basques en général ! La spécialité pour les grosses faims est l’escalope de veau avec des pommes de terre sautés, du lard, des champignons, du fromage fondu… nappée de sauce forestière : alors, non ça ne fait pas dans la cuisine élaborée ni dans la présentation soignée , mais des hummm et des hhhaaa prononcés avec la bouche pleine fusent de partout ! Qu’est-ce que c’est bon !

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L'escalope de veau de Chez Gladine ! (Désolée pour la photo qui n'est pas de très bonne qualité)

Avec qui ? Une bande de joyeux copains parce que c’est à ceux qui parleront le plus fort (c’est à bâbord qu’on gueule, qu’on gueule ….)

Le bonus : Les prix, chez Gladine, on mange (beaucoup) pour une bouchée de pain.

Le point noir : La file d’attente est longue ! Du coup, on laisse son nom à l’intérieur et on sirote tranquillement une sangria en attendant que le serveur vienne l’hurler par la porte ! En été, ce n’est pas désagréable, en hiver, on réfléchit à deux fois avant de se pointer devant la porte de Chez Gladine !

Prix : Les plats sont entre 8 et 13€.

Où ?
30, rue des Cinq Diamants, Paris 13e.

L’Ave Maria : une vraie découverte !

6 Juil

Un ami m’avait dit de l’Ave Maria « c’est mon coup de cœur 2011 », on était alors en juin… ce qui laissait peu de chance aux 6 autres mois de l’année d’être riches en découvertes culinaires…. Vérification faite : ce restaurant du quartier Oberkampf est aussi atypique que gustativement délicieux ! Bref… une vraie découverte !

L’ambiance :
Vous aimez le resto culte de la Butte aux cailles Chez Gladines ? Vous allez adorer l’Ave Maria à deux détails près : le verre de sangria est remplacé par un mojito ou un caïpi et la bonne bouffe basque par de la bonne bouffe exotique !
Côté déco, c’est un bric à brac sans nom : des meubles chinés (la propriétaire des lieux est une ancienne brocanteuse), des vieux disques, des murs de toutes les couleurs, des guirlandes en papier entortillé multicolores… On se croirait dans une cantina mexicaine ou brésilienne… on hésite encore !

On y va pour ? D’abord le nom des plats : Le terrifiant destin d’Amelie Poulet ou le Woman on top ! Ensuite, pour ce qu’il y a dedans ! Les saveurs sont métissées : brésiliennes, mexicaines, européennes, thaïlandaises… mais étonnamment ça fonctionne à merveille !
Lorsqu’on commande, on ne sait pas trop à quelle sauce on va (être) manger ! Et voilà, l’heure de grâce, on pose sous vos yeux un large plat aux couleurs joyeuses ! J’ai choisi de goûter le Terrifiant destin d’Amélie Poulet : une cuisse de poulet panée avec sa sauce aux amandes délicieusement sucrée accompagnée d’une purée de potiron, carottes, pommes de terre et patates douces… alors, c’est certain, ça ne fait pas dans la cuisine fine et dans la présentation travaillée, mais qu’est ce que c’est bon !

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Le terrifiant destin d'Amélie Poulet !

Avec qui ? Une bande de joyeux lurons !

Le bonus : le dépaysement total, la bande son plus que super cool…

Le point noir : Un peu bruyant pour un dîner en tête à tête…

Le prix : 15€ le plat !

Où ?
1, rue Jacquard
Paris 11e.

Glou : le petit frère du Jaja

14 Juin

L’ambiance : Hautes tables d’hôtes, tabourets de bar, murs de pierres apparentes, luminaires rouges, noirs modernes… l’équipe du Glou a donné à une vieille bâtisse des airs de loft minimaliste ! Dans la salle, on discute, tous les âges se confondent : ici une fille mange avec sa maman, là-bas trois amis quadragénaires se régalent d’une planche de bellota, dernière une tablée de 6 copines pinaillent en sirotant du vin ! Plutôt bonne ambiance !

On y va pour ? Découvrir une gastronomie brut de gueule, des produits du terroir remis au goût du jour ! Ce soir au tableau, filet mignon de porc rôti aux champignons : la viande est délicieusement cuite et les champignons marinés dans le jus de cuisson se laissent dévorer !

A la carte cette fois, un cheeseburger au salers… Pas mauvais du tout et maxi copieux !

Pour le vin, même concept qu’au Jaja, une sélection très pointue de vins méconnus et des vins d’exception au verre.

fliet mignon porc restaurant Glou

Filet mignon de porc rôti aux champignons

Avec qui ? N’importe qui ! C’est une valeur sûre !

Le bonus : le dessert ! Un des meilleurs cheesecake qui met été donné de manger ! Crémeux et léger  à la fois !

Cheesecake fameux du Glou !

Filet mignon de porc rôti aux champignons

Le point noir : Question de goût certainement, mais j’ai préféré son petit frère et son hot dog à la saucisse de Morteau, beaucoup, beaucoup moins conventionnel !

Le Prix :
40 € par tête de pipe environ.

Où ?
101, rue Vieille-du-Temple.
Paris 3e.

Vive l’entrecôte du Bistrot Vivienne !

18 Avr

L’ambiance : Un vieux bistrot parisien un brin chic : miroirs, banquettes en velours pourpre et tables en bois… Il faut noter que l’emplacement facilite la tâche : ce bistrot est au coeur de la galerie Vivienne (comme son nom l’indique) ! L’ambiance est un poil guindée heureusement, la gentillesse des serveurs sauve un peu la mise. En bref, beaucoup moins fun qu’avant.

On y va pour : manger une entrecôte ! 300g de viande servis avec une sauce béarnaise et des pommes grenailles. La qualité de l’entrecôte est bonne mais pour celles et ceux qui aiment la viande bien rouge, demandez bleu plutôt que saignant, la notre, demandée saignante, était un chouilla trop cuite. Dommage ! On retentera quand même notre chance pour voir…

Reste la note sucrée, un kounia mann étonnamment sec sauvé in extremis par un caramel au beurre salé en sauce (une tuerie…) !

Entrecôte Bistrot Vivienne

L'entrecôte du Bistrot Vivienne

kouin aman Bistrot Vivienne

Kouin aman du Bistrot Vivienne

Avec qui : sa mère ou sa grand-mère aux heures de pointe, sinon une copine qui a envie d’une entrecôte à 17h un dimanche aprèm !

Le bonus : l’incroyable cadre de la galerie Vivienne et la terrasse ouverte toute l’année placée dans cette galerie. On s’assoit sous la verrière pour dîner ou boire un verre… Un endroit féérique.

Le point noir : depuis le changement de propriétaire, quasi tous les prix ont augmenté 3 à 4 €. Du coup, d’un bistrot sympa à faire entre potes, le Bistrot Vivienne est devenu une brasserie chic qu’on préfère éviter aux heures de pointe.

Le prix :
24 € l’entrecôte.

Où ?
4, rue des Petits-Champs
Paris 2.

Le Chéri Bibi, mon chéri

15 Avr

L’ambiance : Au Chéri Bibi, on y va sans doute pour la décoration ! Entre le vide grenier et la brocante design : on matte le carrelage vintage ( et on rêve d’avoir le même chez soi), les chaises et les canapés très 50’s, les assiettes dépareillées et les sets en papier kraft ! Déco bobo, ambiance bobo : le Chéri Bibi, c’est branché « mine de rien »… un peu comme si on faisait partie d’un clan !

On y va pour : Se montrer et faire partie du clan justement, parce que côté assiette, il ne se passe rien d’extraordinaire. Le saumon cru sauce soja accompagné de rondelles d’ananas ne remplit aucune condition qui nous font nous rouler par terre. Le poisson est bon, l’association sucrée-salée banale… on aurait mangé des sashimis chez un Jap’, on s’en serait sortir pareil.
Mention spéciale pour la purée de pomme de terre, qui elle, est à se rouler par terre… Ouf, voilà notre dîner sauvé.

Le saumon cru du Chéri Bibi


Avec qui ?
Une bande de copains bruyants !

Le bonus :
le dessert, délicieusement régressif ! Le crumble banane-chololat vous renvoit direct en enfance. Même punition pour la mousse au chocolat.

Le point noir : la réputation du lieu n’est pas à la hauteur de ce qu’il y avait dans l’assiette… Dommage.

Où ?

15, rue André-del-Sarte
75018 Paris

La cave des Abbesses : un repaire d’initiés

3 Avr

L’ambiance : Le bistrot de la cave des Abbesses se cache derrière la boutique de vins : trous dans les murs, chaises et tables de bistrot un peu bancals, bar où trône une trancheuse à jambon… l’endroit baigne dans son jus ! Jamais je n’aurais eu la connaissance de cet endroit invisible de l’extérieur si une personne (américaine de surcroît) ne m’y avait amené. Un vrai repaire d’initiés…

On y va pour :
Boire du vin ! 250 références à boire au verre ou à la bouteille et une gamme de prix tout aussi étirée. On en profite pour grignoter une assiette de charcuterie ou de fromages : le pâté de campagne et la rillettes d’oie nous font redemander du pain, la coppa italienne est un peu grasse mais se laisse carrément manger… Le foie gras également, un peu pâle à première vue, n’est pas mauvais du tout. Bref, rien d’exceptionnel, juste de bons produits.
A améliorer : le jambon de pays.
Planchette de charcuterie Cave des Abbesses

Avec qui ?
Le meilleur de vos amis, celui à qui vous avez envie de confier un secret.

Le bonus : A l’heure de l’happy hour, un verre acheté = un verre offert.

Le point noir : Pas beaucoup de légumes mis à part les légumes marinés à l’italienne.


Où ?
:
43 rue des Abbesses
75018 Paris