Archive | novembre, 2011

Dans La Cuisine du Royal Monceau

24 Nov

L’ambiance : Magique ! Le décor du premier restaurant du Royal Monceau est très réussi ! Il faut dire, qu’aux manettes, il y a le grand manitou du design actuel, Starck ! Dans la grande salle, l’art fait des siennes jusqu’au plafond où l’on peut admirer une fresque de Stéphane Calais. Au fond, la cuisine est ouverte sur la salle et l’on peut contempler un mur bluffant de bouteilles rangées selon les couleurs des vins. On retient également les lustres imposants qui sont présents dans l’hôtel jusqu’à l’escalier pour monter aux commodités ! Les tables sont organisées de manière à préserver l’intimité de chaque groupe et celles positionnées sur le côté sont auréolées d’un dôme monumental tout doré à l’intérieur… Bref, le décor est bourré de petits détails très réussis qui prendraient trop de temps à énumérer ! Passons à la Cuisine !

On y va pour ? Manger des bonnes choses ! Le chef Laurent André récite parfaitement sa vision de la gastronomie simple, enlevée et sans complexe ! Dans cette Cuisine, le produit est roi ! En entrée, on se régale avec une salade de homard et ses légumes croquants. Le homard est simplement disposé dans l’assiette coupé en « rondelles » à côté, les légumes de saisons apportent du croustillant et de la fraîcheur ! Viens ensuite la volaille jaune des Landes : elle arrive entière et les serveurs aux petits soin font le partage à table. La cuisson est parfaite, le goût est sublime. La viande se suffit à elle-même et Laurent André le sait bien puisque le seul accompagnement est un jus aromatisé aux cèpes et une poêlée de ce délicieux champignon… Un régal simplissime, une réussite qui révèle parfaitement les accents beurrés d’un Pouilly Fuissé ! En dessert, ce sont les célèbres pâtisseries de Pierre Hermé qui sont à l’honneur… peut-être le seul bémol de ce dîner… le Infiniment Vanille est délicieux mais cela manque de surprise, d’audace, on attendrait plus de la table d’un palace.

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La salade de homard et ses légumes croquants

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La volaille jaune des Landes et sa poêlée de cèpes

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L'infiniment vanille de Pierre Hermé

Avec qui ? Un ami décorateur d’intérieur et gastronome !

Le bonus : Le décor et l’organisation de la salle qui fait qu’on entend quasiment pas les autres tables… un luxe dans un restaurant parisien !

Le point noir : Le service qui se relâche à la fin…

Le prix : Un peu plus de 100€ par personne.

Où ?
37, avenue Hoche
Paris 8e

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Le manoir de la Régate : une histoire de la gastronomie nantaise…

17 Nov

L’ambiance : Bourgeoise mauvais côté ! Une maison de maître dans la banlieue nantaise en face de l’Erdre. La salle est on ne peut plus classique (moquette, tenture et tutti quanti ), le service complètement débordé et le maître d’hôtel essaie à tout prix de caser ses ris de veau sans vergogne. Bref, c’est bon chic bon genre, ambiance catho nantais… Le côté de cette ville que je déteste.

On y va pour ? Goûter la cuisine de Loïc et Pascal Pérou. Et on repart avec le sentiment d’avoir manger une cuisine sans saveur, trop compliquée pas assez maîtrisée pour être bonne. C’est dommage parce que les bons produits sont présents… En entrée, je choisis un pot au feu de canard et son escalope de foie gras poêlée aux petits légumes croquants. L’idée est bonne et cela aurait pu être convaincant si le foie gras poêlé n’avait pas furieusement manqué de saveur. La suite arrive avec un bar en croûte d’épices et sa marmelade d’aubergines. Ici, l’ambition est juste, c’est un plat assez simple et maîtrisé avec un poisson cuit parfaitement et de bons produits. Bref, c’est bon ! Reste le dessert, largement au dessus des moyens des chefs du Manoir de la Régate : ce qui aurait dû être un croustillant de riz soufflé, coques moelleuses au praliné ne ressemble en rien au programme annoncé… pas de goût et je cherche encore l’opposition de texture entre le croustillant du riz soufflé et le moelleux de la coque au praliné.

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Le Canard : pot au feu de canard cuit dans son bouillon, petits légumes nantais et son escalope poêlée

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Le Bar « de nos côtes »: en croûte d’épices, marmelade d’aubergines, sauce ananas

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Le Praliné et le Chocolat: croustillants de riz soufflé, coques moelleuses au praliné, glace chocolat

Avec qui : Sa famille, histoire de s’engueuler à la fin !

Le bonus : La terrasse vue sur l’Erdre en été !

Le point noir : A vouloir faire trop compliqué, les chefs se perdent. C’est dommage parce que la qualité des produits est là.

Le prix : environ 70€ par personne.

Où ?
155, route de Gachet,  44300 Nantes

Le razowski : the place to be des american food addicts !

14 Nov

L’ambiance : Idéalement situé à l’exact opposé de la boutique Marc Jacobs sur la place du Marché Saint-Honoré, le Razowski ressemble un brin à un ring de box : les cuisines ouvertes donnent sur une salle tapissée de mosaïques chocolat, sobre mais efficace ! Chez Razowski, pas de prise de tête, les jolies filles de la rue Saint-Honoré côtoient les amateurs d’american food sans sourciller !

On y va pour ? Goûter l’un des 9 burgers de la carte ! Certes, il faut dire que tout amateur de cheeseburger a déjà au moins entendu parler de cette adresse, mais c’est parce qu’ils sont plutôt meilleurs qu’ailleurs ! Restons sur du classique, le cheeseburger : la viande est correcte, le pain bun’s parfaitement croustillant et la petite tomate cerise plantée sur le dessus ne gâche rien de la présentation ! Mais, ce qui change le goût du cheeseburger du Razowski, c’est le fromage cheddar utilisé en tube ! Certains diront que c’est trop facile et donc pas terrible, selon moi, c’est ce qui donne ce goût et cette texture (un peu pâteuse mais pas désagréable) si particulière aux burgers de ce temple de l’american food !

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Le Cheeseburger du Razowski et son écrasé de pomme de terre

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Le cheeseburger du Razowski et son cheddar fondant

Avec qui ? Une copine, des copines… quand tu ne sais pas où aller dîner !

Le bonus : La terrasse, le brunch du week-end, les desserts à tomber par terre, le fait que tu puisses choisir l’accompagnement de ton sandwich et que l’écrasé de pomme de terre est délicieux…

Le point noir : Victime de son succès, le Razowski est très souvent bondé, il faut s’armer de patience.

Prix : 14 euros le cheeseburger +2€ pour le douche cheeseburger (un véritable pousse au crime !)

Où ?
38, place du Marché Saint-Honoré, Paris 1er.

Chez Gladine : le repère de la Butte !

8 Nov

L’ambiance : Chez Gladine est l’institution de la Butte aux Cailles ! Habitués du quartier, bobos ou jeunes curieux, tout le monde se côtoie dans ce joyeux bordel aux airs de pays basque !  Dans la salle, grandes tablées, nappes cirées à carreaux rouge, verres de cantine « T’as quel âge toi ? »… on s’entend à peine dans le brouhaha incessant mais, on est tellement serré que finalement, on s’en fiche un peu !

On y va pour ? Manger beaucoup plus qu’on aurait dû ! Il faut effectivement avoir (très) faim pour finir l’énorme assiette (peut-être même plat ?) qu’on dépose devant vous ! Les saveurs proposées sont basques en général ! La spécialité pour les grosses faims est l’escalope de veau avec des pommes de terre sautés, du lard, des champignons, du fromage fondu… nappée de sauce forestière : alors, non ça ne fait pas dans la cuisine élaborée ni dans la présentation soignée , mais des hummm et des hhhaaa prononcés avec la bouche pleine fusent de partout ! Qu’est-ce que c’est bon !

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L'escalope de veau de Chez Gladine ! (Désolée pour la photo qui n'est pas de très bonne qualité)

Avec qui ? Une bande de joyeux copains parce que c’est à ceux qui parleront le plus fort (c’est à bâbord qu’on gueule, qu’on gueule ….)

Le bonus : Les prix, chez Gladine, on mange (beaucoup) pour une bouchée de pain.

Le point noir : La file d’attente est longue ! Du coup, on laisse son nom à l’intérieur et on sirote tranquillement une sangria en attendant que le serveur vienne l’hurler par la porte ! En été, ce n’est pas désagréable, en hiver, on réfléchit à deux fois avant de se pointer devant la porte de Chez Gladine !

Prix : Les plats sont entre 8 et 13€.

Où ?
30, rue des Cinq Diamants, Paris 13e.