Archive | juillet, 2011

Taillevent : pourrait-on avoir une pincée de folie ?

28 Juil

L’Ambiance ? C’est certain, chez Taillevent, on ne fait pas tomber la veste ! Tenue correcte exigée et service aux petits soins ! « Bonjour Mademoiselle » « Bonjour Mademoiselle » « Bonjour Mademoiselle »… On vous escorte même jusqu’à la porte des commodités parce qu’on ne sait jamais, vous pourriez vous perdre ! Ceci dit, le maître d’hôtel est piquant d’humour, le sommelier avenant de conseils… bref, si Taillevent reste toujours solennel, on gagne en légèreté et on passe un bon moment !

On y va pour ? Goûter la cuisine d’Alain Solivérès. En entrée, la simplicité d’une rémoulade de tourteau à l’aneth accompagnée de sa sauce fleurette citronnée. Pas mauvais, mais il manque une étincelle pour donner de la magie à cette mise en jambe.

remoulade-de-tourteaux-taillevent-restaurant-agite-tes-papilles

Remoulade de tourteau à l'aneth

Arrive le veau de lait cuisiné sur un lit de girolles, mis à part la viande d’une finesse rare parfaitement cuite et des girolles qui livrent toute la force et la finesse de leur saveur, il n’y a, ici non plus, rien à signaler.

veau-de-lait-au-girolles-taillevent-agite-tes-papilles

Veau de lait sur son lit de girolles

Reste la carte du dessert pour allumer l’étincelle ! Un millefeuille plus classique tu meurs arrive. Si la magie n’opère toujours pas, on ne peux pas retirer que le millefeuille est parfaitement réalisé : aérien, fin… une réussite !

taillevent-millefeuille-restaurant-agite-tes-papilles

Le Millefeuille de chez Taillevent

Avec qui ? Ses grands-parents ou de la famille étrangère !

Le bonus ? Chez Taillevent, tout du moins le soir où j’y ai mangé, l’étincelle vient du vin : un Gevrey Chambertin 2002 pour commencer d’une extrême finesse et un Nuits Saint Georges 1er cru 1999 un peu plus sérieux pour la suite !

Le point noir ? La cuisine d’Alain Solivérès est technique et parfaitement réalisée. Pourtant, la magie n’opère pas parce qu’il manque, à mon sens, une pincée de folie, un poil d’originalité ! C’est ça aussi la gastronomie : une émotion, et ici, on a dû mal à la sentir.

Prix : menu à moins de 100€ le midi. Plus cher le soir !

Où ?

15 Rue Lamennais
75008 Paris

Le secret italien le mieux gardé de Paris : La Cooperativa Latte Cisternino

26 Juil

La burrata di Bufala, ça vous dit quelque chose ? Du lait de vache qui a été malaxé et filé auquel on a ajouté des chutes de mozzarelle et de la crème. Le résultat est cette petite tuerie, nouvelle coqueluche des gourmets de Paris : une boule blanche qui ressemble étrangement à de la mozzarella mais qui n’en est pas. A la surface, elle offre une légère résistance à la fourchette mais c’est pour mieux caché son coeur légèrement liquide et onctueusement velouté ! Gustativement, c’est une merveille, elle n’a besoin d’aucun artifice, elle offre à nos papilles ses rondeurs volutpueuses qu’on assaisonne d’une pointe de fleur de sel et de poivre ! Un produit à se damner !

Mais où la trouver ? Le vrai secret est là, l’endroit magique où on peut la trouver en boule de la taille idéale de 500g et à un prix plus qu’abordable ! Ce lieu fait partie de ceux qu’on ne partage qu’avec ses vrais amis, ceux qui ont le mérite de faire 30 minutes de métro pour aller chercher LE produit dans LA boutique !

cooperativa-latte-citernino-agite-tes-papilles

L'étalage de la Cooperativa Latte Cisternino

Cette authentique crémerie italienne, qui devrait être le secret le mieux gardé de Paris, s’appelle La Cooperativa Latte Cisternino (il n’y a d’ailleurs pas une mais quatre adresses à Paris). Ici, pas de chichis : les cartons de pâtes sont posés à même le sol, la vitrine présente les produits sans fioriture et le fond sonore se contente des papotages en italien entre le vendeur (il ne parle pas français) et les habitués !

mozzarella-cooperative-latte-cisternino-agite-tes-papilles

La Mozzarella de la Cooperativa Latte Cisternino

parmesan-cooperativa-latte-cisternino-agite-tes-papilles

Le Parmesan de la Cooperativa Latte Cisternino

riccotta-cooperativa-latte-cisternino-agite-tes-papilles

La Ricotta de la Cooperativa Latte Cisternino

L’astuce est d’y aller le jeudi car c’est le jour où tous les produits arrivent directement de la Campanie et donc celui où vous êtes quasi certain de trouver de la Burrata et tous les autres produits en provenance de la botte : Speck, pâtes fraiches, Coppa, riccota au lait de vache…

Maintenant que je vous ai confié ce secret, tâchez d’en faire bon usage !

Ouverts du mardi au samedi de 10h à 13h30 et de 16h30 à 20h.

Coopérativa Latte Cisternino
46 rue du Faubourg Poissonnière
75010 Paris

108 rue Saint Maur
75011 Paris

17 rue Geoffroy-St Hilaire
75005 Paris

37 rue Godot de Mauroy
75009 Paris

Jambon Jambon by L’Alycastre, un bout d’Espagne à Paris

22 Juil

Le Jambon Jambon by l’Alycastre est le petit frère du bistrot L’Alycastre ouvert cet hiver sous les voûtes du Marché Saint-Germain. On y mange de la charcuterie ibérique à tomber par terre, notamment un jambon Bellota fou, des tapas préparées à la minute et autres produits basques ! Jean-Marc Lemmery est un amoureux de l’Espagne et de son ambiance et le Jambon Jambon est à son image: chaleureux, convivial… La « guiguette à tapas » (comme l’appelle Virginie, sa femme) est une vraie réussite dans un quartier ou bien souvent les restaurants se la jouent ampouleux !
Le bonus : on peut aussi acheter les produits de la boutique pour les emporter chez soi!

La vidéo a été réalisée pour Hoosta Magazine, magazine en ligne dédié à l’hôtellerie de luxe.

Jambon Jambon by l’Alycastre
Marché Saint Germain des Prés
4, rue Lobineau
75006 Paris

Le repère enfantin : la Cantoche Paname !

20 Juil

L’ambiance : Aller à la Cantoche Paname, c’est un peu comme retourner en enfance : tables et chaises d’école, Barbapapa et collection de Pez impressionnante ! La carte est présentée sur un cahier quadrillé et les plats portent des noms enfantins comme la Salade Thaï-Crayon ou le Dessert de Maman ! Une ambiance ludique et bon enfant entretenu par les nombreux concepts mis au point par Romain Matonnier et Lionel Pigeard (copains depuis 30 ans et propriétaires des Cantoches Panames ) : soirée filles le mardi, cheeseburgers soldés, blind test… j’en passe et des meilleurs !

On y va pour ? Dans cette ambiance Mistral gagnant, tin tin tin… on commande un Cheeseburger de la Cantoche ! Le steack est épais et la cuisson respectée à la lettre, la garniture est au top : oignon rouge, salade, tomate, pickles et la sauce légèrement rosée est à tomber par terre ! Les frites maison sont également excellentes !
Reste un bémol, la consistance du buns qui pourrait être améliorée.

cheese-burger-cantoche-paname-agitetespapilles-

Le cheeseburger de la Cantoche et ses frites maison


cheeseburger-cantoche-parisienne-restaurant-agite-tes-papilles

La sauce du cheeseburger de la Cantoche, une tuerie !


Avec qui ? Un amateur de burger que vous avez envie d’épater !

Le bonus ? Si on est sage, on récollecte des “bons points” à la fin valables pour un café, un chupito ou encore un cocktail (si t’as amassé 5 “bons points”!).

Le point noir ? Cheesecake, Dessert de Maman ou Kinder Surprise… ils donnent terriblement envie… mais les plats sont tellement copieux que je n’ai pas encore eu l’occasion de goûter un seul des desserts !

Le Prix : 14 € le Cheeseburger hors période de solde !

Où ?
Deux adresses aussi bonnes l’une que l’autre bien que la déco soit plus poussée dans celle du 11e :
La Cantoche Paname
97, rue Montmartre
75002 Paris

La Cantoche Paname
40, bd Beaumarchais
75011 Paris

L’Ave Maria : une vraie découverte !

6 Juil

Un ami m’avait dit de l’Ave Maria « c’est mon coup de cœur 2011 », on était alors en juin… ce qui laissait peu de chance aux 6 autres mois de l’année d’être riches en découvertes culinaires…. Vérification faite : ce restaurant du quartier Oberkampf est aussi atypique que gustativement délicieux ! Bref… une vraie découverte !

L’ambiance :
Vous aimez le resto culte de la Butte aux cailles Chez Gladines ? Vous allez adorer l’Ave Maria à deux détails près : le verre de sangria est remplacé par un mojito ou un caïpi et la bonne bouffe basque par de la bonne bouffe exotique !
Côté déco, c’est un bric à brac sans nom : des meubles chinés (la propriétaire des lieux est une ancienne brocanteuse), des vieux disques, des murs de toutes les couleurs, des guirlandes en papier entortillé multicolores… On se croirait dans une cantina mexicaine ou brésilienne… on hésite encore !

On y va pour ? D’abord le nom des plats : Le terrifiant destin d’Amelie Poulet ou le Woman on top ! Ensuite, pour ce qu’il y a dedans ! Les saveurs sont métissées : brésiliennes, mexicaines, européennes, thaïlandaises… mais étonnamment ça fonctionne à merveille !
Lorsqu’on commande, on ne sait pas trop à quelle sauce on va (être) manger ! Et voilà, l’heure de grâce, on pose sous vos yeux un large plat aux couleurs joyeuses ! J’ai choisi de goûter le Terrifiant destin d’Amélie Poulet : une cuisse de poulet panée avec sa sauce aux amandes délicieusement sucrée accompagnée d’une purée de potiron, carottes, pommes de terre et patates douces… alors, c’est certain, ça ne fait pas dans la cuisine fine et dans la présentation travaillée, mais qu’est ce que c’est bon !

ave-maria-restaurant-paris-11e-agite-tes-papilles

Le terrifiant destin d'Amélie Poulet !

Avec qui ? Une bande de joyeux lurons !

Le bonus : le dépaysement total, la bande son plus que super cool…

Le point noir : Un peu bruyant pour un dîner en tête à tête…

Le prix : 15€ le plat !

Où ?
1, rue Jacquard
Paris 11e.